On donne beaucoup de significations à ce mot. Un scientifique un peu simplet, bien que tout scientifique soit, en partie, simplet, dirait que la vie est une histoire d'atomes et de conséquences physiques et chimiques qui agissent sur un organisme biologique, lui imposant ainsi des limites. Un élève de prépa ne saurait répondre à cette question, il dirait que bien vivre c'est réussir. Sans qu'il sache néammoins ce qu'est la réussite et son concept. Il dirait sûrement qu'il prépare son avenir pour être heureux, plus tard. Un homme politique ne se laisserait pas approcher pour qu'on lui pose cette question, peut-être par crainte d'éprouver un certain regret, une certaines faiblesse qui porterait à ses yeux des larmes qui ne trouveront jamais la force de couler, retenues par cet ensemble de vêtements et de principes liés à sa classe sociale. Pourtant, j'adorerais aller à Paris et m'adresser à "Mr. Sarkozy" d'homme à homme. Non pas de façon impolie ni offensante, mais en maintenant un rapport d'être humain à être humain. Parler de philosophie et de la conceptions de certaines choses tout en oubliant, chacun de son côté, son status social. Après tout, peut-être que la célébrité transforme l'homme en une machine, dans le sens où l'homme célèbre ne peut parler librement, sans se poser des questions sur les véritables intensions de son interlocuteur. Pourquoi un homme souhaiterait-il parler simplement à quelqu'un de connu si ce n'est pour l'argent ou pour gagner sa sympathie...C'est cette mentalité qui me déprime. Peut-être que finalement le président de la République est le plus malheureux des hommes, parce qu'il ne peut dialoguer avec quelqu'un sans que cette personne n'ait peur de quelque chose, n'ait peur de s'exprimer un peu mal et d'être ainsi mal comprise...J'aime cette sensation qui est celle de braver les principes. Discuter avec une star de la chanson de conception sans essayer de gratter de l'amitié pour des avantages ou pour justifier une certaine arrogance auprès de certaines personnes. Mais ce monde, ce monde de la célébrité, n'existe pas, il n'existe pas parce que les gens qui en font partie sont rayés de la masse humaine, ils appartiennent alors à une antité sociale qui les empêche de dialoguer librement, sans se poser de questions, sans éprouver un certain manque de confiance envers un homme qui vient parler de choses et d'autres, humainement. Un jour, quand j'aurais trouvé le courage de publier, j'entrerais peut-être dans ce monde obscure qu'est la célébrité. Je veux une vie simple, sans principe, une vie d'être humain. J'aimerais croire qu'il me sera alors possible de discuter avec des gens d'hommes à hommes, parce que je ne serais jamais heureux si le conditionnement de la célébrité me fait machine.
Pour en revenir au thème principal, ma conception de la vie est bien différente de celle des prépas qui n'en ont pas ou des autres catégories que j'ai cité...Je pense qu'une belle vie peut-être observé en regardant en arrière. Si je regarde en arrière et que je pense à mes années de cours, je constate que je n'ai jamais rien fait qui m'ennuie. Je n'allais pas en cours quand celà me dérangeait, et lorsque j'y allais c'était pour voir "les autres".
J'ai passé trois années à glander, à ne rien faire, à noter les cours qui m'intéressent. Même pour le bac, je n'ai pas révisé parce que j'en avais pas envie. "Envie"...Ma conception de la vie se trouve principalement dans la force de ce mot. Parce qu'en y réfléchissant, je n'ai eu aucune contrainte, ou plutôt, je ne me suis donné aucune contrainte. Tout ce que j'ai fait était toujours intimement lié à mon envie. Le meilleur moyen de savoir si on a eu une belle vie jusqu'à "maintenant" est de se demander si on a déjà fait des choses par contraintes. Prenons l'exemple d'un prépa dans le domaine scientifique, le degrè zéro de la réflexion humaine, et calculons le nombre d'heures de travail qu'il s'est imposé. Un tel individus aura toujours ce goût de remords qu'ont les erreurs faites dans le passées, et il aura toujours cette sensation de ne pas faire ce qu'il veut, bien que les plus abrutis, au sens de la faiblesse d'esprit, des prépas pourront toujours se convaincre de s'amuser sous cette tonne de connaissances à apprendre, simplement et bêtement, par coeur. Mais il n'osera jamais l'avouer. Il balancera simplement cette phrase qu'on répète souvent à un enfant : "Je prépare mon avenir". Tu prépares ton avenir...Mais on ne prépare jamais rien non...?
Cette conception de la vie sera vue de différentes façons.
Les envieux diront que je suis un raté.
Mes parents diront que je suis un rêveur.
Une majorité d'étudiants de fac diront que je fais partie du monde des artistes.
Mais je ne suis rien de tout ça, je ne suis que moi...
Il y a sûrement des gens qui pensent et voient la vie de la même façon. Alors à tous, je vous assure que le monde ne se souviendra que de nous. Ecrivains, philosophes, penseurs, musiciens, peintres. Car finalement,
tout le reste n'est que poussière...