Par quoi pourrait commencer une lettre d'amour...? Texte fictif, ça se voit...

Je t'aime comme on aime un rayon de soleil quand il fait froid. C'est pour cette raison que lorsque tu n'es pas là tout paraît si tiède. Les couleurs n'existent plus, tout est fâde, sans oublier ce soleil qui ne ressemble plus à rien. Rien ne pourrait me réchauffer plus que ton regard, plus que ton sourire, et cet ensemble de détails qui font de toi "Elle" à mes yeux. Je n'ai que les mots, je ne veux rien d'autre, et si c'est ce qui te plaît alors je ferais de ta vie un empire, tu auras pour servants le rire, la joie, l'affection. Je les mettrais tous à tes pieds, à un tel points qu'ils finiront par t'obéir par plaisir. Je t'apprendrais à braver la vie, à manier ce glaive qu'est la philosophie pour terasser tes ennemis. Tu comprendras alors que tu n'auras rien à envier à personne, et que la méchanceté n'en es que la conséquence. Tu t'endormiras bercée par des mots magnifiques, et ton lit sera le refuge de larmes de joie que la poésie fera exploser sur le bord de tes yeux, jour après jour. En echange de ce monde, j'aimerais juste avoir la permission d'aller me perdre dans ton regard, de temps en temps, pour ne jamais oublier qu'il n'y a pas de magie plus grande que celle de tes yeux.


Rien à faire, je suis incapable d'écrire ce genre de textes. Parce que je n'aime pas...


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# Posté le dimanche 08 novembre 2009 10:49

Si vous pensez que l'ego m'étouffe, je peux vous assurer que c'est l'ignorance qui vous aveugle

D'abord j'ai oublié mes amis. Puis j'ai perdu l'amour. Ensuite c'est l'espoir qui m'a abandonné...Maintenant j'ai perdu l'ouïe, suite à une triste maladie. Je n'entendrais plus ces voix qui me disaient tout bas " ne baisse pas les bras". Au final, je n'ai rien gagné. A part peut-être des ennemis qui n'ont pas compris que je n'ai aucune estime de moi. Si vous pensez que l'ego m'étouffe, je peux vous assurer que c'est l'ignorance qui vous aveugle. Je suis un jeune homme respectable, mais ,de nos jours, cela ne suffit plus pour être respecté. Alors il me reste la vue, et mes doigts, pour écrire, pour vous jugez, vous qui n'avez rien compris à ce qui se passe ici. Vous qui courrez sans arrêt après l'argent, l'apparence en société. Mais allez-y courrez, moi je vous regarde passer, je vous regarde vous essoufler, devant une vie pleine de regrets.

J'ai perdu mon don pour l'écriture, j'ai même oublié comment embrasser, je ne sais plus ce que cela fait d'aimer quelqu'un. Je me souviens simplement que l'autre est une maladie et son remède à la fois, le chaud et le froid, le jour et la nuit. A croire que même en amour, certaines maladies n'ont pas de remède. Je me souviens aussi que quand on perd quelqu'un, on est sans papier, on rentre chez soi mais tout paraît si calme, tout paraît si froid, alors on met de la musique et on reste immobile, perdu dans des pensées qui ne seront jamais exprimées sous forme de mots, parce que les mots ne sont pas assez forts pour expliquer ce que le coeur ressent. C'est peut-être là qu'est la définition de la littérature, essayer de faire parler le coeur. C'est peut-être aussi là qu'est tout la difficulté de l'écriture.
Si les yeux d'une fille se remplissent de larmes sous la pression de quelque mot romantique, comment décrire ça...a+b=c ? Non. Je ne pense pas qu'une équation, quelle que soit son niveau de complexité ne soit capable d'exprimer ce qui se passe au moment précis où je vois ces larmes couler doucement, de bonheur.
Il y a tout un bordel sentimental qui se crée devant une telle situation. Tout d'abord, on perd ses mots, on contemple avec perversité le forfait des mots. On aimerait rester là, à continuer de regarder ce débordement d'émotion jaillir timidement des yeux pour aller mourir sur des joues roses de joies. Mais ces ce sourire ému qui vous ramène à la raison et vous dit qu'il est trop tard, car elle est dejà marquée, elle ne pourra oublier des mots qui l'ont fait pleurer d'émotion.

Je crois qu'on apprend tous à écrire avec l'émotion, et l'émotion est toujours lié à un sentiment de tristesse. Le bon écrivain n'est pas celui qui est triste, ni celui qui est heureux, c'est celui qui est mélancolique, parce qu'alors, il n'est dans aucun de ces deux états. Le bonheur d'être triste...C'était bien vu V. Hugo.
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# Posté le dimanche 08 novembre 2009 10:24

Qu'est-ce que la vie.

On donne beaucoup de significations à ce mot. Un scientifique un peu simplet, bien que tout scientifique soit, en partie, simplet, dirait que la vie est une histoire d'atomes et de conséquences physiques et chimiques qui agissent sur un organisme biologique, lui imposant ainsi des limites. Un élève de prépa ne saurait répondre à cette question, il dirait que bien vivre c'est réussir. Sans qu'il sache néammoins ce qu'est la réussite et son concept. Il dirait sûrement qu'il prépare son avenir pour être heureux, plus tard. Un homme politique ne se laisserait pas approcher pour qu'on lui pose cette question, peut-être par crainte d'éprouver un certain regret, une certaines faiblesse qui porterait à ses yeux des larmes qui ne trouveront jamais la force de couler, retenues par cet ensemble de vêtements et de principes liés à sa classe sociale. Pourtant, j'adorerais aller à Paris et m'adresser à "Mr. Sarkozy" d'homme à homme. Non pas de façon impolie ni offensante, mais en maintenant un rapport d'être humain à être humain. Parler de philosophie et de la conceptions de certaines choses tout en oubliant, chacun de son côté, son status social. Après tout, peut-être que la célébrité transforme l'homme en une machine, dans le sens où l'homme célèbre ne peut parler librement, sans se poser des questions sur les véritables intensions de son interlocuteur. Pourquoi un homme souhaiterait-il parler simplement à quelqu'un de connu si ce n'est pour l'argent ou pour gagner sa sympathie...C'est cette mentalité qui me déprime. Peut-être que finalement le président de la République est le plus malheureux des hommes, parce qu'il ne peut dialoguer avec quelqu'un sans que cette personne n'ait peur de quelque chose, n'ait peur de s'exprimer un peu mal et d'être ainsi mal comprise...J'aime cette sensation qui est celle de braver les principes. Discuter avec une star de la chanson de conception sans essayer de gratter de l'amitié pour des avantages ou pour justifier une certaine arrogance auprès de certaines personnes. Mais ce monde, ce monde de la célébrité, n'existe pas, il n'existe pas parce que les gens qui en font partie sont rayés de la masse humaine, ils appartiennent alors à une antité sociale qui les empêche de dialoguer librement, sans se poser de questions, sans éprouver un certain manque de confiance envers un homme qui vient parler de choses et d'autres, humainement. Un jour, quand j'aurais trouvé le courage de publier, j'entrerais peut-être dans ce monde obscure qu'est la célébrité. Je veux une vie simple, sans principe, une vie d'être humain. J'aimerais croire qu'il me sera alors possible de discuter avec des gens d'hommes à hommes, parce que je ne serais jamais heureux si le conditionnement de la célébrité me fait machine.

Pour en revenir au thème principal, ma conception de la vie est bien différente de celle des prépas qui n'en ont pas ou des autres catégories que j'ai cité...Je pense qu'une belle vie peut-être observé en regardant en arrière. Si je regarde en arrière et que je pense à mes années de cours, je constate que je n'ai jamais rien fait qui m'ennuie. Je n'allais pas en cours quand celà me dérangeait, et lorsque j'y allais c'était pour voir "les autres".
J'ai passé trois années à glander, à ne rien faire, à noter les cours qui m'intéressent. Même pour le bac, je n'ai pas révisé parce que j'en avais pas envie. "Envie"...Ma conception de la vie se trouve principalement dans la force de ce mot. Parce qu'en y réfléchissant, je n'ai eu aucune contrainte, ou plutôt, je ne me suis donné aucune contrainte. Tout ce que j'ai fait était toujours intimement lié à mon envie. Le meilleur moyen de savoir si on a eu une belle vie jusqu'à "maintenant" est de se demander si on a déjà fait des choses par contraintes. Prenons l'exemple d'un prépa dans le domaine scientifique, le degrè zéro de la réflexion humaine, et calculons le nombre d'heures de travail qu'il s'est imposé. Un tel individus aura toujours ce goût de remords qu'ont les erreurs faites dans le passées, et il aura toujours cette sensation de ne pas faire ce qu'il veut, bien que les plus abrutis, au sens de la faiblesse d'esprit, des prépas pourront toujours se convaincre de s'amuser sous cette tonne de connaissances à apprendre, simplement et bêtement, par coeur. Mais il n'osera jamais l'avouer. Il balancera simplement cette phrase qu'on répète souvent à un enfant : "Je prépare mon avenir". Tu prépares ton avenir...Mais on ne prépare jamais rien non...?

Cette conception de la vie sera vue de différentes façons.

Les envieux diront que je suis un raté.
Mes parents diront que je suis un rêveur.
Une majorité d'étudiants de fac diront que je fais partie du monde des artistes.

Mais je ne suis rien de tout ça, je ne suis que moi...

Il y a sûrement des gens qui pensent et voient la vie de la même façon. Alors à tous, je vous assure que le monde ne se souviendra que de nous. Ecrivains, philosophes, penseurs, musiciens, peintres. Car finalement,
tout le reste n'est que poussière...
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# Posté le mercredi 28 octobre 2009 13:25

De passage...

Voici un nouveau paradoxe.


Première, Terminale.
Loic, Marine, Sophie, Benoit, Julien, Elodie, Thomas, Olivier, Boris, Claire, Mathilde et tous les autres...Une belle bande d'emmerdeurs, on a passé deux ans de nos vies à se battre pour les places du fond, près du radiateur, près de la fenêtre. On a transformé un nombre incalculable d'heures en récréations. C'est peut-être pour ça qu'on nous engueulait. On avait trop de joie de vivre, et ils se disaient "la classe est géniale mais ils vont pas réussir leur année". C'est la remarque qu'on a toujours eu " Très bonne ambiance de classe". A vrai dire, rien n'était sérieux, on allait en cours en fonction de la motivation, on n'avait pas le temps de réfléchir, rien n'était rationnel, on avait juste envie, plus ou moins consciemment , de s'amuser... Au final les professeurs doivent être contents de nous, parce que même en rêvant on à tous eu le bac...

Je voulais juste vous dire que je vous déteste tous...C'est là qu'est le paradoxe..Je vous déteste parce que tout ça me manque. En deux ans j'ai pas été capable de capter un centième de ce que m'évoque la nostalgie. Alors, la nuit, quand tout est calme, je passe devant le lycée, et j'attends, les larmes aux yeux que Mme. P me dise avec un sourire ironique "Faut aller en cours", que Mr. C vienne "nous" parler avec des étincelles dans les yeux, parce qu'il a compris qu'on était pas que des "collègues de classe".

Il m'arrive aussi de vous haïr, parce que je sais que tout le monde a changé, qu'on ne sera plus jamais assis sur ces chaises comme on l'était. Nous n'aurons plus jamais le même état d'esprit, parce que l'état d'esprit est lié à une chaîne de circonstances, de conditions, qui ont disparu. Une époque est passée, et l'époque que je vis me sautera sûrement au cou dans une ou deux années. Je commence à croire qu'on ne saura jamais mesurer le bonheur autrement qu'en le regardant à travers une fenêtre comme un passé lointain.
Carpe Diem. Cette expressionn n'a plus de sens à mes yeux.

Alors maintenant on fait quoi?

Je vais retourner à ma dissertation de philosophie. Oui je fais mes devoirs maintenant...
On ira assister à un cours un jour?

J'aimerais croire que personne n'a changé...


Amicalement,


La fougère de la TL2.

# Posté le lundi 26 octobre 2009 09:37

Modifié le lundi 26 octobre 2009 19:43

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Vous avez tous l'air si inquiets...Certains pleurent un amour qui meurt peu à peu, d'autres des mois trop difficiles à finir financièrement, d'autres se fatiguent à faire les grands intelligents, ils bossent sans arrêt pour gagner de l'argent, se remplir les poches pour être "heureux" et "goûter à la vie". Mais tous ces gens n'ont pas saisi une chose: Rien n'est important.

Alors pose-toi 5 minutes.
Si ça marche pas avec elle, c'est pas grave, y a pire.
Prends le temps de respirer, arrête de bosser 24/24h, espèce d'abrutis... Tout ne s'achète pas. L'essentiel ne s'achète pas, il se crée.

La jeunesse c'est ça, rêver, s'abandonner à des idées loufauques du genre écrire au bord de l'eau, fûmer devant un bar jusque 4h du mat, se coucher dans l'herbe et regarder le ciel. Tout en étudiant un domaine qui nous amuse. Le but c'est de s'amuser, pas d'amasser de l'argent qui ne servira jamais qu'à cacher un manque profond de sensibilité et de souvenirs d'une jeunesse qui n'a jamais existé...

Alors, tous ensemble, posons-nous et regardons ces fous courir...

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 04:54